Le 21 novembre 2004, en Ukraine, l’élection truquée du candidat pro-russe Viktor Ianoukovitch à la présidence de la République jette l’opposition dans la rue. La capitale Kiev est en ébullition.

Activement soutenue par des organisations occidentales comme la fondation Soros, la «révolution orange», d’après la couleur des écharpes arborées par les manifestants, obtient l’annulation de l’élection.

Il n’empêche qu’aux élections suivantes, en 2010, le même homme, favori de Moscou et de l’importante minorité russophone établie à l’Est du Dniepr et en Crimée, réussit à se faire élire de façon régulière.

Comme si de rien n’était, Ianoukovitch poursuit les négociations engagées avec Bruxelles par son malchanceux prédécesseur Viktor Iouvchtchenko, en vue d’un rapprochement avec l’Union européenne. Mais il ne remédie pas aux déficiences de l’État, à la corruption endémique et au pouvoir de l’oligarchie issue des anciens cadres communistes. Celle-ci, à l’image de sa propre famille, s’enrichit prodigieusement en pillant les ressources industrielles, agricoles et minières du pays.

Charles Dimalty

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