Les Fleurs du Mal est un recueil de 100 poèmes qui a été publié le 25 juin 1857 à Paris chez Poulet-Malassis. Les 5 sections initiales sont : Spleen et Idéal, Le Vin, Fleurs du Mal, Révolte et La Mort. Ce recueil est mal accueilli, par la critique. Seuls quelques-uns, dont son ami Barbey d’Aurevilly, défendent la poésie de Charles Baudelaire. Le 5 juillet 1857 parait un violent article du Figaro, qui tout à la fois assure une grande notoriété au poète et le conduit devant les tribunaux.
En août 1857, six mois après le procès de Madame Bovary (pour des chefs d’inculpation similaires: immoralité et obscénité), Baudelaire est condamné pour «offense à la morale publique, la morale religieuse et aux bonnes mœurs» . Il est condamné à 300 francs d’amende et à la suppression de six poèmes. Ces 6 poèmes seront publiés à nouveau, en 1864, en Belgique dans le Parnasse satyrique du dix-neuvième siècle. Baudelaire a apporté un soin particulier à la disposition de son recueil. Les Fleurs du Mal ne sont pas une succession de poèmes qui prennent place au fur et mesure de l’inspiration de l’auteur. Baudelaire les a disposés suivant un itinéraire bien précis. Il est d’ailleurs une lettre célèbre adressée en 1861 par Baudelaire à Vigny : «le seul éloge que je sollicite pour ce livre est qu’on reconnaisse qu’il n’est pas un pur album et qu’il a un commencement et une fin» . Ce jour-là, 25 juin, en 1857, Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire a été publié.

« Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris;
J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
–« La Beauté »

Charles Dimalty

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