La nuit de la terreur, liée à l’attaque djihadiste dans la localité de Kafolo à Ferkessedougou en Côte d’Ivoire, a été difficilement vécue par les villageois. Interrogé par Rfi, ce vendredi 12 juin 2020, Bamba Tiémoko, le chef du village de Kafolo raconte cette longue nuit émaillée de tirs nourris de fusils de guerre et ayant fait 12 tués parmi les forces ivoiriennes et un tué dans les rangs des djihadistes. «Tout le village était couché. Les tirs ont réveillé tout le monde. À peu près entre 3 heures et 6 heures du matin. Ça a commencé par de petits tirs puis, ensuite, de gros coups de fusils. Ils (ndlr les djihadistes) sont allés encercler les deux bases (ndlr militaires). Ils sont aussi venus dans le village. Vraiment, c’était inquiétant», relate le chef Bamba Tiémoko. À la question de savoir s’il y a eu des victimes, le chef répond et fait le décompte macabre. «Malheureusement oui . Ils (ndlr les militaires ivoiriens) sont tombés. Des gens qui sont censés nous protéger. Ils sont tombés, jusqu’à 12 personnes. Je n’ai pu voir personnellement les corps puisque j’étais chez moi. C’était la terreur. On se demandait, où sont-ils ? À quoi est-ce qu’ils ressemblent ? (ndlr les terroristes). Est-ce qu’ils sont partis ? Est-ce qu’ils se cachent encore dans le village? Personne n’est sorti. C’est vers 11 heures seulement qu’on est allé voir», ajoute le chef qui indique que l’arrivée des renforts a été un début de soulagement. Pour rappel, à 3 heures du matin, le 11 juin 2020 le jeudi 11 juin 2020, une attaque armée a fait 12 morts dans les rangs des forces de l’ordre. Ce sont 11 militaires et un gendarme qui ont péri sous le feu ennemi. Suite à cette attaque armée perpétrée ce jeudi 11 juin 2020 à 3 h du matin contre un poste mixte de gendarmes et militaires dans la localité de Kafolo à Ferkessedougou. Le ministre de la Défense Hamed Bakayoko a promis une riposte à la hauteur de l’attaque.

Marcel Dezogno

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez saisir votre nom ici