Me Anzoumana Siaka dit Me Anz, le SG de la FITKD, lors de la conférence de presse le 20 février 2021 au Temple du taekwondo, à Cocody

Reportés par le Comité international Olympique (CIO) et les instances japonaises à cause du Covid-19, les Jeux olympiques (JO) se dérouleront finalement du 23 juillet au 8 août 2021 à Tokyo, au Japon. A ces olympiades qui vont se dérouler en terre japonaise, la Fédération ivoirienne de Taekwondo (FITKD) y sera avec un quatuor d’athlètes. Cissé Cheick Sallah Junior, Ruth Gbagbi respectivement médaillés d’or et de bronze aux JO Rio 2016, et Gbané Seydou Koné Charlène qui essayeront de les imiter. A cinq mois du plus grand événement sportif planétaire, la FITKD, par le biais de son Secrétaire général Me Anzoumana Siaka, est monté au créneau. A travers une conférence de presse qu’il a animée le samedi 20 février 2021 au Centre Sportif Ivoiro-Coréen à Cocody, il a exprimé ses inquiétudes quant à la préparation des quatre internationaux ivoiriens tout en revenant sur la tournée que La Commission Formation-Evaluation et lui-même viennent de faire à travers les 26 Ligues qui forment l’ossature de la FITKD pendant deux semaines.

Deux semaines de tournées fructueuses

Parlant des tournées de deux semaines que les instances techniques de la FITKD et lui, le SG, viennent d’effectuer dans les 26 Ligues, le conférencier a fait mention de ce que la mise en place des clubs des Ceintures noires est une nécessité. Pour lui, l’enseignement du taekwondo doit être uniforme partout en Côte d’Ivoire. «La FITKD est la seule Fédération à avoir un corps de formateurs et d’évaluateurs. C’est une innovation qui porte la griffe du président Bamba Cheick Daniel. Cela faisait partie de sa priorité durant toute sa présidence depuis 2009. Dans nos dispositions techniques, nous devons mettre sur pied les pôles techniques pour que la formation soit uniforme partout. Mais ils doivent être précédés de la création des clubs de Ceintures noires. La Commission Formation-Evaluation (CFE) qui est présidée par Me Ouattara Ibrahim s’y attèle », Me Anzoumanan. Lui emboitant le pas, Me Ouattara, dans son exposé, a expliqué que les clubs de Ceintures noires ont pour objectif principal l’harmonisation de l’enseignement du taekwondo sur toute l’étendue du territoire ivoirien. « Que le taekwondo qui se pratique à Dabakala soit le même à Abidjan et partout en Côte d’Ivoire. D’où l’importance de l’uniformisation de l’enseignement dans les salles à travers les clubs de Ceintures noires. C’est dans ce cadre-là que nous avons bénéficié de l’appui d’experts coréens de 2016 à 2018 », confie l’expert.

Approfondir la compréhension des nouvelles décisions

Pour Me Anzoumana Siaka, il est impérieux d’aller vers la base pour échanger avec les athlètes, les formateurs et encadreurs pour qu’ils comprennent mieux le bien-fondé de certaines décisions qui ont été prises lors de l’Assemblée générale du 19 décembre 2020. « Il est important de descendre dans l’arène pour toucher du doigt les réalités des animateurs du taekwondo ivoirien. Ces tournées qui ont eu lieu dans les 26 Ligues nous ont permis d’aller plus loin dans les échanges que nous avons eus lors de l’AGO où il était principalement question des nouvelles dispositions réglementaires liées aux nouvelles tarifications. Ces tournées dans les 10 Ligues d’Abidjan et les 16 de l’intérieur du pays nous ont permis d’expliquer de long en large tous les sujets abordés à l’AGO. Parce que nous sommes persuadés que la base a besoin d’en savoir davantage. C’était une mission d’échanges et de sensibilisation pour faire comprendre aux taekwondoins l’importance de participer financièrement à la vie de leur Fédération. Ces tournées nous ont également permis de connaître les préoccupations majeures des uns et des autres : leurs conditions de travail, leurs difficultés», résume-t-il. Puis d’ajouter : « Nous voulions, à travers ces mêmes tournées, savoir si les animateurs ont véritablement compris les propositions qui ont été faites lors de l’AGO. Au terme de ces deux semaines d’échanges, nous nous sommes rendu compte que les membres n’ont pas bien saisi les contours des différentes décisions. C’était, en général, des problèmes d’incompréhension sur de petits détails. C’est en cela que ces déplacements ont tout leur sens. Nous avons donc pris plaisir à leur expliquer dans les moindres détails, les raisons qui ont poussé la FITKD à prendre de nouvelles dispositions en ce qui concerne le financement du taekwondo. Parce que financièrement parlant, il nous fallait trouver des solutions à nos charges. Ces tournées ont été tout simplement fructueuses. Les clubs de Ceintures noires sont déjà fonctionnels et nous en avons profité pour prodiguer des conseils d’usage aux animateurs. Nous avons aussi des pôles de combats, de démonstrations et de poomsea.»

L’Assemblée générale élective le 30 octobre 2021

Au cours de cette rencontre avec les médias, Me Anzoumana a évoqué l’Assemblée générale élective (AGE) qui suscite tant de passion . Selon lui, en effet, elle est prévue au cours de cette année 2021. Non sans souligner qu’elle devrait avoir lieu vers la fin du premier trimestre 2021. Mais que, contrairement à ce que certaines personnes font croire, il n’y a pas de date statutaire exacte. Toutefois, toujours d’après le conférencier, après concertation, la FITKD a décidé que l’AGE ait lieu le 30 octobre 2021. Pour éviter d’éventuelles interprétations tendancieuses, il a fait mention de ce que la Fédération Mondiale et la World Taekwondo Africa (la Confédération africaine de taekwondo, ndlr) enverront des représentants pour superviser et surtout authentifier le scrutin. Dans un courrier officiel en date du 12 janvier 2021 signé de Hoss Rafaty le Secrétaire général de la Fédération mondial, dont audace24.com a eu copie, il est écrit : «Chaque Union continentale supervisera l’élection présidentielle des Fédérations nationales de son continent pour s’assurer que l’élection se déroule conformément aux textes en vigueur de la Fédération nationale concernée, et rendra compte à la World Taekwondo du résultat dans 10 jours ouvrables». «Le CNO sera donc présent en tant qu’observateur. Ses critiques n’influeront aucunement le résultat du scrutin. Quant à la tutelle, elle sera tout simplement informée », a précisé Me Anzoumana Siaka dit Me Anz, à la lumière de la missive de la Fédération mondiale.

JO : 60 millions pour 5 mois de mis au vert et une préparation efficiente

Au cours de ses échanges avec la presse, le SG de la FITKD a fait cas de la préparation les 4 taekwondoins. Selon lui, depuis novembre 2021 les entraînements ont commencé. Et le 15 février 2021, la mise au vert avec la préparation interne a démarré avec les deux qualifiés vivant à Abidjan, c’est-à-dire Gbané Seydou qui est enseignant à l’INJS et Traoré Aminata Charlène qui est étudiante à l’INJS. Pour faciliter leur préparation, Anz a dit que la FITKD rencontrera, très prochainement, l’Administration de l’INJS pour qu’ils s’entraînent assidûment. «Nos priorités, ce sont les JO. Il nous faut permettre à nos athlètes d’avoir une très bonne préparation pour mieux aborder les JO. Nous allons approcher les responsables de l’INJS pour avoir une mise à disponibilité pour qu’ils commencent la dernière ligne droite des préparations. Ce sera cinq mois de mise au vert qui nécessitent beaucoup d’argent. Nous attendons les moyens financiers du CNO et du ministère de tutelle», nous a-t-il expliqué. Non sans souligner que récemment le CNO a remis à chacun des deux athlètes 1,3 millions F CFA. « C’est insuffisant parce que c’est depuis 4 ans que nous préparons les JO. Le CNO aurait dû faire mieux. Nous souhaitons qu’une partie des moyens financiers que prévoient la tutelle et le CNO soit dégagée pour nous permettre de mieux faire la préparation de nos quatre athlètes. Par ailleurs, dans la même perspective, nous avons besoin d’argent pour permettre à nos deux coaches qui ont le Niveau 1 d’entraîneur, puissent avoir le Niveau 2 qui est obligatoire aux JO 2021. Dans l’ensemble, au niveau du taekwondo, 60 millions FCFA nous permettront de préparer les JO en toute quiétude », estime Me Anzoumana Siaka. Il a insisté sur les conditions de préparation difficiles à cause des mesures restrictives liées au Covid-19. «Les compétitions internationales qui devraient permettre à nos représentants de jauger véritablement leurs (Gbané et Charlène) niveaux, sont toutes suspendues », déplore-t-il.

TJB

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