Le technicien de l’Athlétisme ivoirien Anthony Koffi

Assurer la relève sans rupture. Après la fabuleuse époque des mastodontes ivoiriens de l’athlétisme mondial à travers ses géants du sprint que sont, Murielle Ahouré, Marie-Josée Ta Lou et Arthur Cissé Gué. Tel est l’objectif d’Anthony Koffi, le technicien ivoirien.

« C’est vrai que l’écart du niveau de performance entre les stars qui iront bientôt à la retraite et les athlètes qui sont au pays est très grand », reconnaît Anthony Koffi dans la tribune du COMPAAO(Comité des Médias pour la Promotion de l’Athlétisme en Afrique de l’Ouest) à travers une conférence donnée ce lundi 26 mai 2020. Toutefois, le coach de Marie-Josée Ta Lou et Arthur Cissé Gué ne s’alarme pas pour autant. « Mais la jeune fédération est au travail. Il y a de jeunes talentueux que nous découvrons à travers les compétitions », a-t-il poursuivi.

L’ex-Directeur Technique du centre de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) de Dakar pose cependant des conditions pour voir la jeune génération éclore et assurer dignement la relève. « Si on leur donne l’opportunité de faire beaucoup compétitions, d’avoir des entrainements bien programmés, d’être dans de bonnes conditions sans oublier des opportunités de voyages pour des compétitions plus relevées, je crois qu’il y a certains qui sortiront d’ici dans deux à trois ans », promet Anthony Koffi avant de rappeler la bonne graine que recèle l’athlétisme ivoirien. « Je ne vous donne pas de nom mais je suis heureux que nous ayons de la bonne graine tant au sprint féminin que masculin. Je suis également heureux de savoir qu’il y a un junior ivoirien qui est à près de 16 mètres actuellement au triple saut. Ce qui est rare depuis plus de deux décennies », a rappelé l’expert IAAF et de la Confejes.

Anthony Koffi a également appelé au soutien de la fédération afin qu’elle joue pleinement son rôle dans la formation des futures étoiles de l’athlétisme ivoirien. « L’actuelle équipe fédérale fait du bon travail. Pourvu que cela se poursuive et qu’elle ait les moyens d’élargir ce travail au niveau national. Parce que sans détection, la base de la pyramide ne sera pas grande et nous n’aurons pas un sommet consistant », a-t-il conclu.

Anthony Koffi a le souci majeur de hisser l’Athlétisme ivoirien à un très haut niveau. Il attend donc un grand soutien de la part de la Fédération Ivoirienne de l’Athlétisme pour y arriver. Pari qu’il compte tenir. Et le défi à relever.

Serge Kpan

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