Le coup de fil de Gbagbo à Hamed Bakayoko continue de faire débat dans l’opinion ivoirienne, mais surtout au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) la coalition au pouvoir.  Ce coup de fil de l’ex-président au Premier ministre s’interprète de plus en plus diversement au sommet de ce parti. Au sein de ce parti, certains cadres voient dans cette communication avec Gbagbo un acte pas suspect du Premier ministre. Et au sein de ce parti,  les commentaires vont bon train accusant Hamed Bakayoko de tout. «Moi je suis surpris par ce coup de fil de l’ex président au Premier ministre. Pourquoi c’est lui que Gbagbo appelle et pas le Président de la République» , s’emporte un jeune cadre du Rhdp. Un autre,  plus incisif accusé directement Hamed.  «Au plus fort du débat sur le troisième mandat, il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites que Hamed Bakayoko. Nous avons trouvé son attitude suspecte. Il a fallu que le président lui-même monte au créneau pour que Hamed  sorte de son silence. On sait au sein du parti que Hamed a eu de bons rapports avec Gbagbo. On se demande donc pourquoi c’est lui qu’il appelle ? Puisque c’est le président de la République qui décide en dernier ressort» ,  juge pour sa part K B, un autre cadre du Rhdp.  En réalité,  ce coup de fil continue de susciter des commentaires au sein de ce parti.   «C’est une affaire sérieuse. En tout cas nous sommes nombreux au Rhdp à trouver cet appel suspect. Pourquoi quand Gbagbo a appelé Hamed Bakayoko, il ne lui a pas dit d’appeler le Président Ouattara pour régler ce problème. Parce que ce n’est pas Hamed qui a été candidat, c’est le Président Ouattara. Et ce n’est pas le pouvoir de Hamed qui est menacé, c’est le pouvoir de Ouattara» , constaté A K,  enseignant militant Rhdp. 

Anne Marie Kouadio

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