La tension est très vive depuis ce matin à Bonoua. D’un côté les populations déterminées plus que jamais à dire non au 3ème mandat d’Alassane Ouattara et de l’autre des hommes en armes qui veulent les en empêcher. L’on aurait enregistré un mort et de nombreux blessés. Toutes les activités sont arrêtées. Les écoles et les commerces sont fermées. Pas de circulation sur la voie internationale menant au Ghana.  » Actuellement, la tension est très vive ici depuis 6h du matin. Les populations qui manifestent essuient des tirs à balles réelles. On enregistre un mort et des blessés graves. Les jeunes sont très en colère. Ils veulent prendre le corps jusqu’à la gendarmerie, base arrière des hommes armés. Ces derniers sont sur les dalles des maisons environnantes et tirent », rapporte un habitant joint au téléphone.  » Après les événements d’août, le gouvernement a envoyé ici plus de 600 hommes en armes. Nos sources disent que parmi eux, il y a 500 miliciens du régime. Ce qu’on constate, c’est que beaucoup ne s’expriment qu’en Malinké comme au temps de l’ex-rébellion. Ce sont eux qui tirent sans sommation. Sinon, nos vrais gendarmes ne tirent pas sur la population », révèle-t-il.
Pour empêcher les tireurs de converger dans certains quartiers habités par les autochtones Abourés, les jeunes ont obstrué les voies par des rangées de briques superposées.
Bonoua est l’épicentre de la contestation de la candidature d’Alassane Ouattara pour un 3ème mandat. Depuis le 7 août, les populations manifestent avec rage. Le 13 août, le premier mort de cette crise préélectorale y a été enregistré. La répression y est très violente mais la mobilisation ne faiblit pas.

Georges Liépo

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