Au cours d’un point presse animé le mercredi 16 septembre 2020 à Cocody, le MOUVEMENT CITOYEN NON AU 3e MANDAT a annoncé un meeting à l’effet de lancer un mot d’ordre. Contre la candidature de Ouattara. «Considérons que seul un mouvement citoyen organisé autour du mot d’ordre NON AU 3e MANDAT apparaît comme le meilleur outil de lutte contre cet ordre  social introduit dans notre pays par une méthode dolosive

Le samedi 19 septembre 2020, nous appelons toutes les forces vives de la nation à un grand rassemblement à BONOUA pour donner un mot d’ordre très clair afin d’orienter la lutte pour sauver notre chère patrie la Côte d’Ivoire .

 Chers ivoiriens, vous pouvez compter sur la détermination du MOUVEMENT CITOYEN N3M pour LA RENAISSANCE DEMOCRATIQUE de notre pays 

Demandons à tous les ivoiriens épris de paix, de justice et engagés pour le respect de la Constitution ivoirienne, de se rendre massivement à Bonoua, ville épicentre de la lutte contre le troisième mandat du de Alassane Ouattara» , lance le mouvement. Lire le communiqué. 

DÉCLARATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ET GROUPEMENTS POLITIQUES SUITE A LA DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Dans l’histoire des Nations, il y a des moments d’une extrême gravité qui exposent aux citoyens de prendre position sur la base de leur ultime conviction n’ayant pour lanterne les valeurs de justice, d’éthique et enfin de  paix. 

Le 14 septembre 2020 par décision  N° CI-2020-EP-009/14-/CC/SG du 14 septembre 2020 portant publication de la liste définitive des candidats à l’élection du Président  de la République du 31 octobre 2020, le Conseil Constitutionnel a finalement annoncé la liste des candidats à la prochaine présidentielle de 31 octobre 2020.

Considérant la gravité de la situation et les  implications à tous les niveaux de cette décision, les associations signataires ci-dessous voudront en faire une analyse succincte, avant d’en arriver à la conclusion qui s’impose à tout ivoirien à l’heure actuelle.

Analyse de la décision

Comme pour se donner des apparats d’équité, le Conseil Constitutionnel a bien voulu donner des arguments qui justifieraient à ses yeux, sa décision de rejet des candidatures. Ainsi comme s’il fallait sy attendre des candidats ont vu leurs dossiers rejetés pour faute de non-paiement de la caution de cinquante millions de francs (50.000.000F), pour dossier administratif incomplets et finalement pour insuffisance de parrainages. 

Si les deux premières raisons étaient attendues, le piège du parrainage aura marché à merveille puisque c’est le Conseil Constitutionnel qui en dernière analyse seul décide de qui aura eu le nombre de parrains. A ce niveau, le Conseil Constitutionnel ne fait que confirmer la crainte de nombre de candidats déclarés qui avaient exigés le retrait de cette conditionnalité qui allait ouvrir la porte au dilatoire et à la manipulation puisque seul l’organe de la constitutionnalité des actes peut déterminer sa méthodologie de validation.

C’est exactement ce qui est dans les autres cas de rejets, notamment ceux des candidats SORO Guillaume et Laurent GBAGBO puisque cette fois-ci, le Conseil Constitutionnel déclaré  comme organe juridique et non judiciaire pour statuer sur des requêtes qui ne sont aucunement de sa compétence. Dans le même temps le même Conseil Constitutionnel va jusqu’à citer des opposants comme sources du droit pour justifier sa décision de rejet des requêtes d’invalidation de la candidature du Président sortant. En somme, le Conseil Constitutionnel aura prouvé être un vrai organe spécialiste en sorcellerie juridique et non un organe en charge de dire la constitutionnalité des actes règlementaires ou encore justes du processus électoral.

NOS OBSERVATIONS

A la lumière de la décision du Conseil Constitutionnel, deux observations fondamentales s’imposent à nous. Premièrement le Conseil Constitutionnel estime que la nouvelle constitution institue un nouveau contrat social. De deux choses lune. Soit ce contrat ne fut pas bien expliqué au peuple souverain qui lui a accordé son vote en 2016. Soit par pur méthode dolosive, les constituants auront trompé le peuple souverain en ne lui expliquant pas en réalité que la nouvelle Constitution donnerait la possibilité au Président sortant de faire autant de mandats qu’elle lui permettrait . Or ce fut le contraire qui fut soutenu par tous, experts et le Président sortant. 

La deuxième observation est donc que l’autorité juridique qu’est le Conseil Constitutionnel, l’autorité exécutive quest le Gouvernement, l’autorité académique que sont les experts peuvent soutenir une thèse le jour et son contraire la nuit. 

Il nous reste alors de poser la question suivante : est-il possible de croire encore en qui que ce soit dans cette République dans la lecture du droit en géométrie variable. La décision du Conseil Constitutionnel conclut fatalement au manque total de crédibilité des institutions et des hommes qui les animent et marque ainsi la fin de l’illusion de l’existence d’un ordre social et politique nouveau, si ce n’est celui fondé sur ce que le français populaire ivoirien appelle la marmaille c’est-à-dire le mensonge érigé en art. 

APPEL À LA LUTTE CONTRE CET ORDRE DIT NOUVEAU PAR UN FRONT UNI

A l’analyse en profondeur de la décision du Conseil Constitutionnel, aucun citoyen ivoirien ne doit désormais ignorer que nous sommes dans un ordre nouveau. Dans cet ordre, le Président de la République est au-dessus de tout, y compris de la Constitution puisqu’il a le pouvoir sur toutes les institutions de la République. Nous sommes, officiellement dans une République avec un Président au pouvoir de monarque absolu.

Qui, plus est dans cette République absolument étrange, aucune institution, encore moins, aucun de ses animateurs, ne peut faire l’objet de confiance puisqu’il est une règle de dire une chose et son contraire tout en y trouvant des raisons de se réjouir d’en être ainsi. En d’autres termes, nous ne sommes plus en droit d’attendre une éthique, aucun fondement en quoi que ce soit et de qui que ce soit.

Considérant par conséquent que la décision du Conseil Constitutionnel est expression absolue de la forme de société de marmaille dans laquelle nous sommes, 

Considérant par ailleurs tout contrat social devrait se faire sur des bases éthiques et non celle de l’instrumentalisation du mensonge, 

Estimant par conséquent que le peuple de Côte d’Ivoire a été floué depuis 2016 avec le projet de Constitution,

Constatant qu’aucun crédit ne peut être accordé, ni au Conseil Constitutionnel, encore moins au tenant de l’exécutif ,

Désireux de continuer à se battre pour une véritable démocratie, gage d’un changement qualitatif à moyen et long terme,

Nous associations citoyennes réunies au sein du MOUVEMENT CITOYEN NON AU 3e MANDAT signataires de cette déclaration,

Appelons le peuple ivoirien et les amis de la Côte d’Ivoire , à réfuter catégoriquement cet ordre social nouveau dans lequel il est érigé en esclave d’un président au pouvoir de monarque ;

Considérons que seule l’unité des forces vives de la nation est la réponse appropriée pour mener ce combat de la sauvegarde de la forme Républicaine de l’État ainsi que la démocratie. 

Considérons que seul un mouvement citoyen organisé autour du mot d’ordre NON AU 3e MANDAT apparaît comme le meilleur outil de lutte contre cet ordre  social introduit dans notre pays par une méthode dolosive

Le samedi 19 septembre 2020, nous appelons toutes les forces vives de la nation à un grand rassemblement à BONOUA pour donner un mot d’ordre très clair afin d’orienter la lutte pour sauver notre chère patrie la Côte d’Ivoire .

 Chers ivoiriens, vous pouvez compter sur la détermination du MOUVEMENT CITOYEN N3M pour LA RENAISSANCE DEMOCRATIQUE de notre pays 

Demandons à tous les ivoiriens épris de paix, de justice et engagés pour le respect de la Constitution ivoirienne, de se rendre massivement à Bonoua, ville épicentre de la lutte contre le troisième mandat du de Alassane OUATTARA.

Que l’éternel des armées bénisse la Côte d’Ivoire !

  pour ce Grand Meeting.  rester mobiliser pour la suite immédiate, à moyen et long terme.

Fait à Abidjan le 16 septembre 2020

Pour le MOUVEMENT CITOYEN NON AU 3e MANDAT

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez saisir votre nom ici