Alassane Ouattara est sous forte pression avant l’élection en principe prévue pour le dimanche 31 octobre 2020. La France et la communauté internationale (ONU, CEDEAO, UA, UE, USA) qui avaient été en première dans la crise de 2010 pour le départ de Gbagbo, ne veut plus d’une autre en Côte d’Ivoire,  pôle stratégique des intérêts français. Elle mise aujourd’hui dans une certaine mesure, sur le report de l’élection présidentielle à une autre date (six mois pour certains) pour la mise en place d’une Transition, le temps de mettre un peu d’ordre dans le processus électorale. Car tout le monde craint une déflagration, et en premier, là France qui ne veut se trouver dans une position d’intervenir encore à Abidjan. C’est dans ce cadre que dit-on se situent  les missions diplomatiques en Côte d’Ivoire. Il est question de  convaincre le président ivoirien à accepter le report des élections. Mais du côté d’Abidjan, le pouvoir ivoirien ne veut en rien, entendre les choses de cette oreille.  Dans la soirée du lundi dernier la rencontre que le président ivoirien Alassane Ouattara a eu  au Palais présidentiel  avec Ibn Chambas, le Haut  Représentant du Secrétaire général de l’ONU en dit long sur cette crise entre le président ivoirien et la communauté internationale.  «Selon ce que nous avons appris  l’audience a été tendue. L’Envoyé du secrétaire général de l’ONU a demandé au président ivoirien d’accepter le report de l’élection présidentielle. Cette proposition a irrité le Président ivoirien qui ne veut pas en entendre parler. Il voit dans cette proposition,  un piège. Ce que nous pouvons dire c’est que la situation en tendue en Côte d’Ivoire » ,  dévoile une source onusienne sur place à Abidjan. Cette position de fermeté du Président ivoirien est dit-on,  soutenue dans son entourage par plusieurs caciques de son parti le Rhdp.  De son côté,  certains partis de l’opposition continuent de défendre l’idée d’une transition en Côte d’Ivoire avant cette élection. Et selon certains milieux politiques, la personne tout trouvée pour diriger cette Transition  cadre de banque.   «Il n’est pas marqué politiquement dans la crise ivoirienne, il pourrait bien diriger cette Transition» , explique une source parisienne. 

Anne Marie Kouadio

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