Tous les observateurs de la vie politique ivoirienne savent que la réconciliation nationale n’est toujours pas effective, 9 ans après la guerre postélectorale. A la lumière d’actes que posent les autorités gouvernementales et compte tenu d’autres initiatives qu’elle refusent de prendre, on conclut aisément que la réconciliation est le dernier de leurs soucis. « Cette attitude est une option délibérée. Les tenants du pouvoir ne sont pas pour que les Ivoiriens se réconcilient. Ils sont pour la division pour mieux régner. », dit un cadre d’un ministère sous le sceau de l’anonymat pour qu’on le lui arrache pas son  »petit tabouret ».  » Ils se disent que, si la réconciliation advient, cela voudra dire que tous les prisonniers politiques vont être libérés, que Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro vont rentrer. Tout ça ne les arrange. Eux, ils ne peuvent prospérer que dans un climat de peur », poursuit-il. Selon lui, cette position est celle des faucons du RHDP. C’est pourquoi, le discours à la nation du 6 août a été changé comme l’a révélé Jeune Afrique. La première mouture prévoyait la libération des pro-Soro. Mais le clan anti-reconciliation s’y est opposé. Ce clan, dont font partis les personnalités les plus influentes du RHDP estime que depuis le départ, leur régime n’est pas aimé. Donc, ce n’est pas avec la réconciliation que les choses vont changer. Les condamnations à 20 ans de prison, la candidature d’Alassane Ouattara, l’annonce de cette candidature à la veille de la date anniversaire de l’indépendance, la radiation de Laurent Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé de la liste électorale procèdent de cette stratégie.  » Vous verrez, ils ne donneront pas le passeport de Laurent Gbagbo. Ils ne lui permettront pas de retourner en Côte d’Ivoire avant les élections. Ils ont peur de lui et ils ont peur du retour de la cohésion nationale », conclut notre interlocuteur.

Georges Liépo.

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