Les Professeurs Armand Ouegnin, EDS et Kacou Guikahué, Pdci

Dans une réaction dont Audace24.com a reçu copie, le lundi 11 mai 2020, les partis de l’opposition ivoirienne ont à l’unisson rejeté le délai de 14 jours, prescrit aux acteurs politiques pour le dépôt d’une liste électorale. Par la Commission électorale indépendante (CEI). Un délai jugé irréaliste. « Les partis politiques de l’opposition ont jugé irréaliste le délai de 14 jours, allant du 10 au 24 juin, proposé par la Commission chargée des élections pour constituer la liste électorale », réagit l’opposition, dans une déclaration conjointe de Kakou Guikahué Premier secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et Georges Armand Ouégni, président de la plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS). Dans cette déclaration, l’opposition rejette cette proposition au regard de l’importance du nombre de personnes en âge de voter non inscrites sur la liste électorale, estimées à cinq millions d’électeurs, dont de nombreux nouveaux majeurs, selon les statistiques. Cette déclaration de l’opposition ivoirienne intervient après une rencontre, le 6 mai 2020, entre les partis politiques (PDCI-RDA, RPP, USD, RPCI, UPCI, URD, CAP- UDD, LIDER), la plateforme EDS, et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a initié un atelier d’informations et d’échanges sur le processus électoral et la confection de la liste électorale. Au cours de cette rencontre, ces partis politiques ont réaffirmé au coordonnateur du PNUD en Côte d’Ivoire leur « décision de ne pas reconnaître la CEI actuelle », qui selon eux est un organe «déséquilibré, partial, inféodé au RHDP Unifié (pouvoir) et incapable d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles ».
Ils ont demandé la prorogation de la validité des anciennes cartes nationales d’identité, la durée de la révision de la liste électorale à au moins 30 jours dans les dix mille cinq cents (10 500) lieux de vote et la proclamation des résultats par bureau de vote.
Tout comme au cours de cette même rencontre, les partis politiques ivoiriens ont en outre exigé le respect des délais de publication des listes, conformément aux dispositions prévues par la loi. La prochaine présidentielle ivoirienne est fixée par la Constitution au 31 octobre 2020. Et l’opposition entend obtenir des conditions de transparence pour cette élection.


Charles Dimalty

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