Sosthène Balou. Membre du Comité central du Front populaire ivoirien (FPI) et ancien de la Jeunesse du Front populaire, est candidat aux législatives à Bonon-zaguieta. Il  décline les motivations de sa candidature à travers une interview. 

Vous êtes candidat à la Sous-préfecture de Bonon-zaguieta. Quelles sont vos motivations ?

Merci à vous de m’accorder quelques lignes de votre canal. En effet, je suis le camarade Balou Roméo Sosthène, économiste de formation. Je suis actuellement l’élu du Comité Central pour le compte de la fédération Bonon-Zaguiéta en plus d’être membre du Bureau National de la JFPI depuis 2014. Il est également bon de noter que j’ai été Secrétaire National à l’Organisation de la FESCI et également Animateur principal de l’alliance des Jeunes Patriotes de 2002 à 2010. À ce parcours, il faut ajouter mes 5 séjours carcéraux à la Maca depuis mon engagement syndical et politique.

Ma candidature et celle de l’ensemble de tous ces jeunes qui ont battu le pavé depuis 2011 pour remettre notre appareil politique sur pied face à l’hydre Ouattara n’est que justice et le couronnement d’un engagement sans faille et loyauté légendaire à notre unique référent politique Laurent Gbagbo.

Oui je pense que le combat commencé dans les rues doit s’achever dans l’hémicycle. Et en toute honnêteté, je me sens équipé moralement, physiquement et psychologiquement pour défendre nos acquis démocratiques, pour défendre mon peuple.

Avez-vous le soutien de la base militante ou de vos supérieurs hiérarchiques au niveau de la direction du FPI ?

Effectivement être déjà l’élu du comité central du parti est la preuve du soutien de la base, de nos différents SG de sections et de comités de bases.

Quand tu as été militant à un tel niveau que celui que j’ai atteint, je puis t’assurer de certains soutiens sûrs au niveau de la direction du parti. Rappelle-toi seulement qu’en début 2015, j’ai dû me bagarrer avec des policiers qui emmenaient notre VP Marie Odette Lorougnon. Cela m’a valu un séjour carcéral avec elle à la préfecture de police.

Il se trouve qu’une décision inopinée est dans la perspective  d’être prise. À savoir le choix d’une autre personne pour défendre les couleurs du parti. Qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Oh vous savez quand arrive l’heure des joutes électorales , il se trouve des camarades qui veulent promouvoir des valeurs venues d’ailleurs et c’est ça qui est dommage. Cela a le mérite de refroidir l’ardeur militante. Après 10 ans de boycott par notre parti, ce n’est pas l’heure d’essayer certains pneus. Malheureusement au niveau de la fédération Bonon-Zaguiéta, les méthodes de choix n’ont respecté aucune disposition statutaire. On nous a fait évoluer dans un flou artistique pour que très tard, on nous sorte un nom sans même prendre la peine d’échanger avec nous qui sommes candidats. Et ce type de démarches cavalières, je le combattrai toujours. Si je l’ai fait étudiant, je le ferai au soir de ma vie. Je tiens à mon respect.

Quelle a été, si tel est le cas, la réaction de la base ?

La réaction de la base ne s’est pas fait attendre. Elle l’a signifié par correspondance à la direction. Et justement à cet effet, nous avons été convoqués pour être entendus. La procédure suit son cours.

Dans l’hypothèse que l’information est avérée, avez-vous un recours ?

 Oui il y a un recours. Quand vous avez une affaire en 1ère instance, quand vous n’êtes pas satisfait, vous montez à la cour d’appel et à la cour de cassation.. Au FPI la décision finale d’arbitrage revient au Comité électoral dirigé par le charismatique VP Tapé Kipré qui a également reçu ma plainte. On attend donc sereinement l’arbitrage à ce niveau.

 Avez-vous un appel à lancer ?

Mon appel est à l’endroit de nos militants. Qu’ils comprennent que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous allons nous retrouver dans l’arène électorale face au RHDP. Un combat, on le mène sous plusieurs angles en ayant en tête notre objectif primordial : Le départ du régime Ouattara. Et pour cela, il nous faut des vaillants guerriers au front. Et je le serai pour l’honneur de la Côte d’Ivoire, de Bonon-zaguieta. Je vous remercie. 

Interview réalisée par CD

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