Côte d’Ivoire : une justice sélective et partiale dénoncée, dans l’affaire du cyber-activiste Serge Koffi 

La justice à la tête du client. C’est en ces termes qu’on pourrait qualifier la justice ivoirienne, qui se décrédibilise de plus en plus. Protégeant tantôt les partisans du pouvoir en place et déversant son courroux sur les voix discordantes. Dans l’affaire du cyber-activiste Serge Koffi, il est reproché au mis en cause d’avoir des publié sur les réseaux sociaux, des informations de nature à semer la haine, perturber l’ordre public, le blasphème et autres injures. Si, entre autres, pour ces faits, Serge Koffi est accusé et placé sous mandat de dépôt, cette réaction de la justice est loin d’être aussi le cas. Pour d’autres publications de cyber-activistes proches du pouvoir. Les exemples sont légion. 

Des cyber-activistes appelant à la haine tribale et religieuse


Dans sa publication du 03 février 2020, un certain cyber-activiste Youssouf Kamagaté, se prononçant sur la marche priante de l’église catholique qui devait se tenir le 15 février, avait publié sur son compte Facebook, « ça sera à chacun son catholique. On va verser un peu leur sang comme pour leur Jésus là ». Le 04 février, un certain N’Golo Abdoulaye, se prononçant toujours sur la même marche priante des chrétiens, affirmait lui aussi: « en 2010 on vous a tué comme des poulets, cette fois-ci on vous tuera comme des mouches… »


Nous sommes aujourd’hui à mi mai, la plateforme de la lutte contre la cybercriminalité (PLCC) qui avait lancé des avis de recherche et promis de les arrêter n’a toujours pas accomplie sa mission. Quatre (4) mois après, ces individus appelant aux meurtres et à la haine courent toujours. Et pour des présumées publications qui appellent à la haine, le cyberactiviste Serge koffi le drone, proGBAGBO est arrêté ce le mai 2020 car selon la plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), il est reproché d’inciter à la révolte, à la rébellion, injures sur internet, destruction de biens publics etc… Une vingtaine de charges retenues. On lui reproche principalement d’avoir appelé les populations de Yopougon à casser les installations sanitaires entreposées dans cette commune en début du mois d’avril.
À ce jour 12 mai 2020, il est placé sous mandat de dépôt et attend son jugement le 25 mai. La police de la cybercriminalité a donc eu un mois pour traiter son cas, dans une célérité qui surprend plus d’un. Cette plateforme de lutte contre la cybercriminalité PLCC avait-elle donc les moyens et la possibilité d’arrêter immédiatement tous ses suspects identifiés le plus rapidement possible comme ce fut le cas Serge koffi ? Si oui où en sommes-nous avec les cas Youssouf Kamagaté et N’Golo Abdoulaye qui courent depuis bientôt quatre mois ?
La justice si l’on veut réellement l’appliquer doit le faire équitablement.

Binaté Dosso

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