«Nous sommes choqués par la manière cavalière avec laquelle cette énième perquisition et les fruits de celle-ci sont présentés au public». Telle est la réaction de Maître Diarrasouba Mamadou Lamine, Avocat membre de la Défense de Soro Guillaume, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, en exil à Paris. Il a réagi à travers un entretien accordé à la BBC, ce mercredi 6 mai 2020. En guise de réponse aux allégations à charge du Procureur Richard Adou, qui au cours d’un point-presse animé le mardi 5 mai 2020, a soutenu que les procédures judiciaires sont en cours contre Soro, pour faits d’atteinte à l’autorité de l’État. Le Procureur a brandi à cet effet, des preuves d’armes découvertes, après perquisitions effectuées par à Cocody, au siège de Générations et peuples solidaires (GPS), parti de Soro. Mais pour Maître Diarrasouba, ces allégations du Procureur se fondent sur des preuves imaginaires. «Je m’étonne de savoir que des perquisitions aient été faites dans les bureaux de GPS, sans que les Avocats de la Défense ou l’intéressé lui-même n’ait été préalablement informé. De sorte à pouvoir être présent à cette perquisition. Curieusement, nous n’avons pas été contactés. Ce ne sont même pas des preuves imaginaires du Procureur de la République», martèle Maître Diarrasouba. Et de soutenir que s’il y a des armes au siège de GPS, ce sont celles de la République de Côte d’Ivoire ou des armes du Procureur de la République. «Qui a été le seul présent à cours des perquisitions», précise l’Avocat. Il relève dans cette réaction, que l’acte du Procureur est une violation du principe de la confidentialité. «Jusqu’à preuves du contraire, les pièces qui sont contenues dans le cadre de la procédure pénale devant le Juge d’instruction, en cette matière là, il y a une confidentialité qui entoure l’instruction sur les pièces qu’on prétend avoir découvertes. Pour protéger un peu les droits de la Défense», explique-t-il. Pour rappel, Soro, après une première une condamnation à 20 ans, pour détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux, est sur le point de subir un deuxième procès. Le Procureur de la République, Richard Adou, au terme de son point-presse du mardi 5 mai 2020, a laissé entendre que les procédures judiciaires sont cours contre Soro et 19 de ses proches dont 14 militaires. Ils attendent tous de passer devant un tribunal criminel pour faits d’attentat à l’autorité de l’État.

Marcel Dezogno

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