«Je l’ai dit et le redis, nous sommes un peuple debout, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir martyr que de mourir traître. Les jeunes gens qui ont perdu leur vie ne l’ont pas perdue pour rien […] je pense que rien n’a été fait pour le moment» , tranche l’imam Dicko leader de la contestation populaire conte le président malien IKB. Le sommet organisé par la CEDEAO sur la crise qui secoue le Mali a été un fiasco totale. Et pourtant, avant cette rencontre, les médias français avaient vanté les mérites de cette médiation avec toujours des spécialistes de l’Afrique sur le plateau. Ce qui montre que la main de la France n’était pas loin derrière ce somment qui a réuni à Bamako le Président Ouattara et 4 autres chefs d’États de la sous-région. Surtout que là où il y a des présidents de l’Afrique sub-saharienne francophone, il y a toujours la main de la France. Ouattara et ses pairs sont allé à Bamako pas avec des solutions. Ils y étaient avec la méthode passe-partout que d’aucun appelle aujourd’hui la «solution sparadrap» , dictée depuis Paris quand les intérêts de l’hexagone sont menacés. <<C’est Paris qui est à la manoeuvre avec ces chefs d’États. La France trés engagée au Mali ne veut pas perdre la face dans ce pays. Donc elle fait tout pour garder la main sur tout. D’ailleurs on nous a dit que les chefs d’États n’étaient pas totalement d’accord sur certains points» , relate une source malienne. «On a franchement parlé à IBK pendant le déjeuné» , a confié à la radio RFI. Le président nigérien Mahamadou Issoufou qui fait partie de la délégation, annonce «des mesures fortes pour accompagner le Mali» . La CEDEAO se réunit ce lundi pour tenter de sauver la face.

Anne Marie Kouadio

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