Le 15 octobre 2020, les deux candidats à la présidentielle, le président de l’Alliance des forces démocratiques (AFD), Pascal Affi N’guessan et le président Henri Konan Bédié ont officiellement décrété le boycott actif. C’est ainsi que dès cette même date, les opérations consistant à empêcher la distribution des cartes d’électeurs a débuté. Ce sont de milliers d’Ivoiriens qui seront sans carte d’électeur. Au 31 octobre 2020, date de la présidentielle maintenue par le pouvoir ivoirien en dépit des contestations de l’opposition. Dans un communiqué rendu public le mercredi 14 octobre 2020, le secrétaire général du président Affi N’guessan a demandé à ses partisans de ne pas participer à la distribution des cartes d’électeurs. «La direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de l’Alliance des Forces Démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD) rappelle à tous les commissaires électoraux, aux militants et sympathisants qu‘en application du mot d’ordre de désobéissance civile lancé par la plateforme de l‘opposition, ils sont invités à ne pas prendre part à l’opération de distribution et de retrait des cartes d’électeurs» , avait fait savoir le communiqué. Après 48 heures de mise en exécution de ce mot d’ordre, selon quelques statistiques sur la base de décompte à partir des fichiers électoraux, ce sont déjà plus de 15 000 cartes qui sont hors d’usage. Du fait des dommages que ces cartes ont subis par diverses méthodes. Suite au mot d’ordre. Ce chiffre ne constitue certes que 7,49% du nombre d’électeurs qui est de 7 495 082, mais si l’allure est maintenue, on risquerait d’avoir plus de la moitié des cartes détruites. Ce qui revient à dire que des électeurs ne pourront jamais se présenter devant un bureau de vote. Faute de carte d’électeur. Pendant ce temps, le candidat Kouadio Konan Bertin dit KKB, le menu fretin de cette présidentielle, est dans l’arène de la campagne électorale, avec des moyens très dérisoires. Contre Ouattara qui dispose de tous les moyens, des centaines de cars, jet privé. Y compris ceux de l’État. KKB apparaît dans ces circonstances de campagne, comme un essuie-glace, face à Ouattara. 

Charles Dimalty 

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