Le nouveau prix du cacao passe de 825 à 1000Fcfa.   C’est l’annonce faite par le gouvernement à l’occasion de la Journée nationale du caviar et du chocolat à Yamoussoukro. Une annonce qui a été diversement appréciée. Au point que certains y ont vu un prix à caractère politique, surtout que ce nouveau prix survient à la veille d’une élection présidentielle.  En 2015, le pouvoir avait servi ce même scénario à la veille de l’élection présidentielle qui avait vu   la victoire du chef de l’Etat Alassane Ouattara.  Ce prix n’est donc pas du nouveau. Et la réalité est ailleurs sur le terrain. C’est ce que confirme des paysans.  «Une chose est de fixer un tel prix, mais sur le terrain c’est autre chose. On fixe un prix politique  juste pour faire croire à des choses. Nous les paysans nous sommes livrés sur le terrain à la loi des acheteurs qu’on appelle pisteurs. Ils ‘e respecte rien. Ils se fixent eux-mêmes les prix qu’ils ne veulent. Et si tu ne veux pas tu auras ta production sous les mains» ,  confie une coopérative agricole à l’ouest de la Côte d’Ivoire zone productrice de cacao.  Selon des paysans les différents prix fixés par le gouvernement sont difficilement appliqués sur le terrain.  «Il y a le prix que le gouvernement fixe. Et le prix qui est appliqué sur le terrain. Les acheteurs  nous achètent aux prix qu’ils veulent» , fait savoir  un paysan.  «Avec eux,  c’est à prendre ou à laisser» , ajoute-t-il.  «Il faut reconnaître que ces prix sont difficilement appliqués sur le terrain» , tranché une autre coopérative. Un message envoyé aux structures censées faire respecter ces prix sur le terrain. 

Anne Marie Kouadio

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