Les conséquences économiques du Coronavirus sont dramatiques pour la presse ivoirienne frappée de plein fouet. Depuis le déclenchement de cette pandémie à l’échelle nationale,  avec son corolaire de mesures prises par le gouvernement, la presse en papier broie du noir en Côte d’Ivoire. Le secteur déjà sinistré a vu ses parts de marché s’effondre comme des glaciers. Plus clairement, les ventes des journaux ont drastiquement chuté. Au point que la quasi-totalité des quotidiens privés se sont trouvé dans l’obligation de réduire leurs paginations. Les quotidiens Le Patriote, L’Expression, Le Mandat proche du pouvoir sont passés de 12 8 pages. Il en est de même pour la presse proche de l’opposition. A savoir Le Temps et Le Nouveau Réveil qui sont aussi passés de 12 pages à 8 pages. Il n’y a que les journaux indépendants Soir Infos, et l’Inter qui tiennent  encore le coup en maintenant leur pagination habituelle. «Mais si ces journaux arrivent encore à tenir, c’est parce qu’ils ont leur propre rotative», botte en touche un éléphant de la privée en Côte d’Ivoire. A ces deux journaux, s’ajoute  le quotidien gouvernemental Fraternité Matin. «Mais là aussi, c’est parce que ce journal appartient à l’Etat. Vous voyez que la presse privée est sinistrée. C’est pourquoi nous demandons une subvention de la part de l’Etat. Parce que même dans cette crise, nous faisons un travail d’utilité publique.  L’entreprise qui distribue nos produits est en faillite. Il va falloir mener une réflexion  autour de l’environnement de la presse ivoirienne », ajoute-il.  Sera-t-il entendu ? La vérité est que les patrons de presse en Côte d’Ivoire sont tiraillés par des querelles politiciennes qui minent le milieu politique ivoirien.

Pierre Cissé

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