Le Président ivoirien, Allassane Ouattara, a répliqué aux différentes Ordonnances rendues par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans l’affaire Soro Guillaume et Laurent Gbagbo. Au cours de sa conférence de presse qui a bouclé la tournée de la Marahoué, le samedi 26 septembre 2020. «Je crois que nous nous sommes déjà prononcé sur la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Elles ne seront pas appliquées. Pour nous, ce sont des décisions qui sont nulles et de nul effet qui porteraient atteinte à notre souveraineté. Nous les appliquons pas et nous n‘avons pas l’intention de les appliquer et je signale, sur 45 États membres de l’Union africaine, il y avait neuf qui étaient membres de le Cour africaine et depuis le retrait du Bénin, du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, même la Tanzanie, il ne reste plus que six», a répliqué Ouatarra, répondant à la question d’un journaliste. Pour rappel, le 25 septembre 2020, en faveur de Laurent Gbagbo, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a ordonné au pouvoir ivoirien de suspendre la mention de la condamnation pénale du casier judiciaire du Requérant jusqu’à ce que la Cour se prononce sur fond de la requête principale. Et de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant le Requérant de s’enregistrer sur la liste électorale. Tout comme en faveur de Soro Guillaume, le 15 septembre 2020, la Cour africaine a ordonné au pouvoir ivoirien de surseoir à l‘exécution de tous les actes pris à l’encontre du Requérant Guillaume Kigbafori Soro subséquemment à l’Ordonnance du 22 avril 2020 jusqu’à la décision de la Cour sur le fond de la cause. Et prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant le Requérant Guillaume Kigbafori Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu notamment lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020. Ce sont ces deux dernières Ouattara, rendues en 10 jours, que le pouvoir ivoirien refuse d’appliquer. À l’instar des 3 premières ordonnances rendues par la même Cour. À savoir les Ordonnances concernant la réforme de la Commission électorale indépendante, l’ordonnance pour la libération des Soroïstes et la levée du mandat d’arrêt contre Soro, l’ Ordonnance pour la répartition équitable des représentants locaux de la Cei. 

Charles Dimalty 

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